(+237) 699 78 66 89 - 677 51 09 78 circodcameroun@gmail.com Centre ville Dschang

Assainissement et libération de la voie publique à Dschang : Le maire Kemleu s’exprime

Lancée quelques jours avant la tenue des élections législatives et municipales du 9 février 2020, l’opération d’assainissement de la ville de Dschang a embrassé dans sa deuxième phase, le 6 août 2020, la libération des voies publiques. Après plus d’un mois d’action portée par la police municipale, le Maire Jacquis Kemleu et ses adjoints ont fait le tour du propriétaire à l’effet d’apprécier les résultats déjà obtenus. Descendus sur le terrain le lundi 21 septembre 2020, les membres de l’Exécutif Municipal en ont profité pour accentuer la sensibilisation. La proximité, le contact et les échanges avec les populations leur ont permis de diffuser la vision qui sous-tend cette opération vitale pour la ville de Dschang., le premier Magistrat municipal de Dschang est revenu face aux journalistes sur cette opération.

Le projet, la vision.

Vous savez quand nous avons pris nos fonctions, nous avons décliné un certain nombre d’angles d’attaque.

Comme vous l’avez si bien dit, le premier angle est celui qui avait trait à l’assainissement.

Nous avons démarré avec l’accélération de la collecte des ordures via une redéfinition du circuit de collecte et la deuxième phase consistait en réalité à la libération des emprise et voies principales et secondaires, mais également à l’enlèvement de toutes constructions extra sur l’immeuble qui a obtenu un permis de bâtir et c’est important de le dire. Vous allez constater que, aujourd’hui tous les bâtiments qui avaient des prolongements sont dépourvus de ces prolongements. C’est une leçon aussi que nous donnons, parce qu’en réalité, autant on a besoin d’un permis pour bâtir, autant on a besoin d’un permis pour rénover.

Vous voyez aujourd’hui, ceux qui avaient des bâtiments le long des voies principales et qui ont vu tous les prolongements être enlevés, sont obligés de repeindre pour donner une autre allure à la ville et cela est apprécié par tous ; parce-que en fait, on voulait aussi régler un problème de mobilité urbaine. Parce-que tout ce que nous faisons dégager le long des voies, c’est pour faciliter la circulation à l’intérieur de la ville. Et quand nous savons que la ville de Dschang est comme une ville de transit en direction du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et d’autres segments de l’ouest, il n’était que de bon ton de nous assurer que non seulement les populations sont en sécurité parce que la voie où nous trouvons…imaginez qu’un camion perde ses freins et qu’il y ait sur les côtes des commerçants qui sont en train de vendre, ce serait extrêmement coûteux pour les vies humaines.

Les perspectives

Aujourd’hui nous constatons que les voies sont libérées, la mobilité est plus intéressante, mais vous allez constater qu’il manque une chose : nous sommes en train de travailler sur le traçage, pour permettre les parkings parce que nous constatons qu’il y a encore un désordre au niveau du parking des véhicules, ce qui réduit toujours la mobilité urbaine. Cette phrase va être enclenchée dès le mois prochain, c’est à dire au début octobre. On va commencer à tracer les voies pour mettre les parkings, remettre les panneaux de signalisation pour que les sens interdits soient à nouveau respectés. C’est donc un ensemble de choses qui permettent qu’on parle d’un assainissement et d’une seconde phase qui n’a plus rien à voir avec les déchets mais qui va maintenant rentrer dans le cadre de l’urbanisation que nous allons également lancer. Nous avons commis des études qui sont en train d’être réalisées par des urbanistes et dès qu’ils auront terminé, on passera donc à la mise en œuvre pour que la ville de Dschang ait l’image qu’elle mérite. Voilà ce que nous pouvons vous dire relativement à cet assainissement.

Les prochains chantiers de l’opération

Nous allons à nouveau mettre l’accent sur la libération des emprises. Vous avez constaté avec nous qu’il y a des récalcitrants. Vous savez, il y a toujours une phase « conseil » et une phase de répression. Les prochains jours, vous verrez qu’on ne parlera plus seulement, mais on récupérera toutes les marchandises, tous les articles. On libérera les immeubles où les détenteurs nous ont promis de libérer les constructions extra par eux-mêmes, mais vous comprenez que chaque chose a un temps. Nous ne pouvons pas dire que nous ne sommes pas du tout satisfaits, ce ne serait pas vrai, parce que en réalité, nous nous sommes divisés en deux blocs : un bloc qui est sur le terrain et un bloc qui reçoit les informations et passe après s’assurer que les gens respectent leurs engagements. Parce-que les adjoints qui sont sur le terrain depuis un certain temps, font du bon travail. Il y’a des gens qui leur permettent de libérer les voies par leurs faits personnels, mais une fois qu’on voit qu’il y’a de la résistance, on doit passer à une autre phase; c’est celle de la saisie des articles qui encombrent les voies et celle de la libération des bâtiments qui ont vu coller, si on peut dire ainsi, des extra constructions et ça n’arrange personne, parce-que lorsque vous regardez autour de vous, c’est propre maintenant, mais il y a des points de résistance. On va y arriver, mais nous voulons signaler également, certains seront peut-être surpris et c’est bon de le dire, de constater qu’il y’a des constructions extra qui n’ont pas été détruites. Ne perdez jamais de vue que les populations ont la capacité et le droit de solliciter des occupations temporaires de la voie. Ça signifie que, si on est sur une voie principale, on va avoir un recul de 7 mètres. Vous convenez avec nous que s’il y’a un recul de 3 mètres et qui ne dérange personne, on peut autoriser temporairement cette occupation. Évidemment ça a un coût, c’est la loi qui le dit. Donc, nous ne travaillons pas de façon mécanique, mais nous écoutons les gens, nous les observons, nous nous faisons de telle sorte que nos actions ne portent pas préjudice à ceux qui nous ont mis là à les aider à obtenir leur bien-être.

La campagne de peinture, les couleurs choisies

Vous savez nous sommes dans un environnement qui correspond au milieu de l’Ouest où on a souvent un peu plus de la poussière. Nous avons opté, ce qui est clair, pour du jaune oxyde ou encore du gold aquitaine qui a la couleur de la terre, mais un peu plus clair, pour que si c’est sale, l’on voit et le jaune oxyde c’était pour éviter un blanc qui rapidement se salirait. Lui il a une couleur qui est un peu oxyde et ça permet à ce qu’on puisse manager ou alors harmoniser la volonté de rendre la ville propre à l’environnement lui-même au regard de nos infrastructures routières qui sont en pleine construction.

La crise des stands ?

Dschang a quand même un nombre important de marchés. En fait, il y’a des places qu’il faut aménager. Nous avons dit au début de cette campagne qu’il y’a un marché comme celui de Ntsinfem qui avait un souci au niveau de son accessibilité. Donc, une fois que ce sera fait, vous verrez qu’il y’a une place centrale qui va être rechargée, compactée et qui va permettre à ce qu’on puisse installer des commerçants (en leur demandant de payer un droit de place, ce qui est normal). Parce que en fait, nous devons faire très attention, vous voyez que nous  demandons aux gens de reculer, nous ne les chassons pas systématiquement parce que nous savons que nous n’avons pas encore achevé l’aménagement du cadre où nous voulons qu’ils aillent s’installer et ce serait quand même assez malheureux de demander aux gens de libérer complètement sans leur montrer où ils doivent aller , parce-qu’il est toujours bon d’aménager un espace comme nous sommes en train de travailler sur la question, à ce moment donné, on leur demandera simplement de s’installer là-bas et ceux qui ne le feront pas subiront ce que la loi a prévu pour eux.

Le projet vu par certains citoyens

Ce que nous pouvons dire à nos concitoyens c’est que, nous sommes là pour eux, nous ne faisons rien par notre propre volonté. Voyez-vous, ils nous ont dit : il faut assainir, ils nous ont dit, on a un problème de déchets, ils nous ont dit : on n’a plus de mobilité, les voies sont encombrées, nous ne pouvons pas aller dans les marchés. C’est ce que nous faisons. Donc, aujourd’hui nous avons eu le temps de constater que la majeure partie de la population est en harmonie avec nous. Je vais d’ailleurs vous surprendre ; depuis deux semaines, nous recevons plutôt des courriers où on nous indique des gens qui viennent encore s’installer devant des bâtiments indûment. Vous comprenez que ça commence à choquer ceux qui avaient l’impression qu’il n’y avait plus une capacité pour l’exécutif de pouvoir demander de libérer l’emprise de leurs exploitations. Vous ne pouvez pas avoir un immeuble à usage commercial et quelqu’un vient s’installer devant cet immeuble, en toute impunité et vous êtes en incapacité de  lui demander de reculer. Ça posait quand-même un énorme problème. Donc quand nous avons ce genre de revendications, nous descendons immédiatement sur le terrain pour faire libérer, ça veut dire qu’il y’a une collaboration. Vous verrez qu’il n’y’a pas de forces de l’ordre avec nous, les Fmo, ça signifie qu’on n’a pas besoin de violenter des gens. On leur parle et vous voyez qu’ils reculent naturellement et on comprend qu’ils ne s’accommodent pas déjà du fait qu’il faille changer de mentalité, mais nous sommes confiants et sûr que ça va aller.

Propos retranscrits par PDF

1 thought on “Assainissement et libération de la voie publique à Dschang : Le maire Kemleu s’exprime”

  1. Whatever you teach be brief what is quickly said the mind readily receives and faithfully retains while everything superfluous runs over as from a full container. Who knows much says least.

Comments are closed.